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Le rapport de l'éducation nationale
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C'est à lire...mais est-ce vraiment la réalité ...je te laisse juger
Etonnant non?????
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En Corse, "l'enfant est roi" et "il fait chaud en juin"
LE MONDE | 14.10.06 | 13h44 • Mis à jour le 14.10.06 | 13h44
confortés dans leur indolence par des parents démissionnaires et encadrés par des professeurs incapables. Ce sont, en substance, les conclusions d'un rapport de l'inspection générale de l'éducation nationale remis au ministre de l'éducation nationale en juillet.
Rédigées dans l'inévitable jargon administrativo-pédagogique de circonstance, les 132 pages du document hésitent entre la dénonciation de réels problèmes - enclavement, difficultés liées au transport - et une vision caricaturale de la Corse, une île où parce qu'"il fait chaud en juin", l'absentéisme de "l'enfant roi" administre rien moins que la preuve d'un "processus de déculpabilisation collective" ; où "l'importance du parc automobile" contribue à expliquer les différences entre "l'élève corse" et "l'élève moyen français" (sic) ; où la quasi-absence de violence dans les établissements scolaires est interprétée comme "un fait paradoxal dans une société où l'on réagit facilement par la violence".
L'anatomie du corps enseignant n'est guère plus reluisante : trop absents, âgés, peu qualifiés (6,3 % d'agrégés contre 11,5 % au plan national dans le second degré) et enfermés dans une "routine didactique", les professeurs entretiennent avec les parents "une forme de connivence" rendant presque impossible "une forte mobilisation des élèves pour leurs études".
Outrancier, le rapport n'est pas exempt d'enseignements révélateurs, comme en témoigne, entre autres, l'examen du taux de réussite au bac. En phase avec la moyenne française (81,8 % et 84,1 % au plan national), le chiffre insulaire demeure biaisé par la pratique systématique du "repêchage (...) particulièrement important en Corse" où les jeunes candidats en bénéficieraient à partir d'une moyenne de 8,5/20.
L'un des signes évidents, notent les rapporteurs, que "l'ascenseur social n'apparaît plus, pour une part importante de la population, comme passant par la réussite scolaire et le niveau des études".
Antoine Albertini
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